10. L’administration Clinton : Les Progressistes pour des Prisons à but Lucratif

Clinton

Il a été beaucoup écrit sur l’usage de la Guerre contre la Drogue pour priver les gens pauvres du droit de vote et organiser la centralisation du pouvoir économique et politique aux Etats-Unis ainsi que plus globalement, comprenant de fait l’explosion du nombre de prisonniers aux Etats-Unis. Le but de notre récit n’est pas de répéter cette thèse exacte. Pour ceux qui s’y intéressent, je les renvoie à mon article et cours audio Les Narcodollars pour débutants ainsi que le livre de Michael Woordiwiss  Organized Crime and American Power, University of Toronto Press, 2001, et les bibliographies en rapport.

Ce que la plupart des gens ne voit pas, c’est l’étendue avec laquelle la mise en œuvre quotidienne de cette centralisation forcée est fondamentalement générale quelle que soit l’étiquette politique. Elle reçoit le soutien et la promotion de part tout le spectre social et politique qui fait de l’argent en gérant les activités gouvernementales à travers des sous-traitants, banques, cabinets juridiques, think tanks et universités qui en réalité, sont aux manettes. Mon souhait ici est de d’indiquer clairement comment le système fonctionne. Un système où un petit groupe de personnes informées et ambitieuses (qui sont le plus souvent issues d’Havard, Yale, Princeton et d’autres grandes écoles) bénéficient d’un pouvoir centralisé qui les avantage. Les clivages Républicains contre Démocrates ou Conservateurs contre Libéraux ont été organisés pour faire obstruction et amuser la galerie. Un nombre infini d’écoles de pensées, d’attitudes moralistes et de donneur de leçons religieux, sont en réalité des masques mis à la va-vite pour essayer de cacher à la vue, des portraits beaucoup plus laids et sinistres. Une personne qui a pu décrire ce fait de manière plus directe sous l’administration Clinton, est l’ancien directeur de la CIA, William Colby, dans une lettre d’information pour investisseurs en 1995 :

« le cartel des drogues latino-américain a planté ses tentacules plus profondément dans nos vies que ce que ne le pensent les gens. Il est possible qu’il mène la danse à tous les niveaux du gouvernement ».

L’administration Clinton continua le travail réalisé sous Nixon, Reagan et Bush, adhérant et faisant fructifier l’expansion et la promotion du soutien fédéral aux forces de l’ordre, et notamment de la Guerre contre la Drogue, avec une passion qui dépassait l’entendement à moins de savoir que le système financier américain était profondément dépendant de l’arrivée de 500 milliards à un trilliard annuels de blanchiment d’argent sale. L’internationalisation des sociétés et l’accentuation des déficits budgétaires couplés aux bulles immobilières, requéraient l’arrivée de gros capitaux.

Attirer des capitaux nécessitait que le monde soit sécurisé pour pouvoir réinvestir les bénéfices du crime organisé et de la machine de guerre. Sans le développement du crime organisé et des activités militaires à travers les budgets et contrats gouvernementaux, l’économie cesserait de se centraliser. L’administration Clinton devait gérer un doublement de la population carcérale.

Que ce soit par des subventions, des prêts, des récompenses sur les confiscations d’actifs pour les états et collectivités locales, ou l’augmentation du nombre de lois, de règlements, de condamnations et emprisonnements au niveau fédéral, la suprématie de l’organisation fédérale et des activités qu’elle génère, devait être l’héritage de l’ère Clinton.

L’une des initiatives majeures du Président Bill Clinton fut la loi dite « Omnibus Crime Bill » qui fut proclamée en septembre 1994. Cette législation prévoyait la mise en œuvre de peines planchers, 10,5 milliards de dollars pour le financement de la construction de prisons que les peines planchers devaient nécessiter, dérèglementait la pratique des équipes chargées des confiscations fédérales d’actifs consistant à garder et de dépenser le produit de ces confiscations, générant des revenus pour la police locale. Cette législation nourrit aussi les groupements à la mode sous l’administration Clinton : le CDC (Community Development Corporations) et CDFI (Community Development Financial Institutions). Les CDC et CDFI devinrent la clé de voûte à cette époque pour donner une apparence acceptable à ce qui était un contrôle de plus en plus centralisateur de la finance locale, et qui fermait en fait l’accès des capitaux aux petits entrepreneurs.

L’impact potentiel sur le secteur des prisons privées était significatif. Avec cette loi à peine sortie, l’ancien ministre de la justice, Benjamin Civiletti, rejoignit le conseil d’administration de Wackenhut Corrections qui arriva en bourse en juillet 1994 avec une offre publique d’achat de 2,2 millions d’actions. A la fin de 1998, la valeur des actions de Wackenhut avaient augmenté de 10 fois leur valeur initiale. Quand je regardai leur site internet à cette époque, ils affichaient un menu qui flashait le nombre de places dont ils étaient propriétaires et qu’ils géraient. Le nombre augmentait tandis que je le regardai la page internet. Le business des prisons augmentait rapidement.

Cependant l’administration Clinton n’avait pas attendu la loi Omnibus Crime pour organiser les forces de l’ordre fédérales. A tous les niveaux du gouvernement, les agences s’étaient vues encouragées à profiter du soutien de l’exécutif et du Congrès pour obtenir des autorisations et lancer des programmes, dont beaucoup étaient justifiés par la Guerre contre la Drogue, ce qui permettait au personnel de ces agences à porter des armes, à réaliser des arrestations et à générer des recettes grâce des amendes civiles et des confiscations et prises. En fait, les forces de l’ordre prenaient la forme d’un modèle « lucratif » beaucoup plus vite qu’il n’en faut pour prononcer les mots de « Sheriff of Nottingham ».

Le 4 février 1994 le Vice-Président des Etats-Unis, Al Gore, fit l’annonce de l’opération Maison Sécurisée, un nouveau programme au logement. Al Gore, était un ancien sénateur du Tennessee. Sa ville d’origine, Nasville, était celle de la plus grande société de prisons privées, CCA (Corrections Corporation of America). Il avait été rejoint à la conférence de presse par le Secrétaire au Trésor Lloyd Bentsen, le Ministre de la Justice Janet Reno, le Directeur de la Politique des Drogues Lee Brown et le Secrétaire du HUD (Logement et Urbanisme) Henry Cisneros qui indiqua que cette initiative, l’opération Maisons Sécurisées, nécessiterait 800 millions de dollars du ministère au logement et de l’urbanisme (HUD). Cette opération devait recevoir un soutien significatif du Sénat et du comité des finances du Congrès. Cela fit du bureau de l’inspecteur général du HUD (qui vérifiait les domaines financés), un développeur de programmes en compétition pour le financement avec d’autres bureaux qu’ils étaient supposés vérifier, ce qui était un sérieux conflit d’intérêt et une faille interne du système de contrôle gouvernemental.

Selon l’annonce faite, l’opération Maisons Sécurisées était faite pour « combattre le crime violent et favoriser le logement ». Compris dans ce programme, le bureau du HUD et ses inspecteurs généraux (OIG) devaient se coordonner avec plusieurs agences fédérales, étatiques et locales. Les agences fédérales qui se sont associées avec le HUD incluaient le FBI, le DEA, le Bureau des Alcools, Tabac et Armes (ATF), le service des impôts (IRS), les services secrets, le service de l’U.S. Marshal, l’inspection des postes, les douanes, le service de l’immigration et des naturalisations (INS) et le Ministère de la Justice (DOJ). Le premier critère pour évaluer la réussite au sein du ministère du logement (et les inspecteurs généraux à l’occasion du rapport biannuel sur les résultats de ce programme auprès du Congrès) est le nombre total d’actifs confisqués ou saisis, les séries d’écrémage et les arrestations. Par conséquent, les efforts entre agences, comme le programme ACE promu par le Ministère de la Justice et lancé par les bureaux du Ministre de la Justice, en partenariat avec le fonds des actifs saisis du même ministère le HUD (logement et urbanisme), comprenant les inspecteurs généraux et le conseiller juridique, soutenaient aussi des activités qui généraient des rentrées d’argent.

Dans les coulisses, tout ceci se traduisait par des augmentations au budget de la justice et des agences qui se concentraient sur une mise en œuvre lucrative de la Guerre contre la Drogue. De grosses augmentations du budget signifiaient de grosses augmentations de contrats, puisque le gouvernement sous-traitait de plus en plus le travail.

Dans Prisons for Profit: A special report ; Jail Business Shows Its Weaknesses, Jeff Gerth and Stephen Labaton dans le New York Times de novembre 1995 parlent des personnes nommées par l’administration Clinton qui réussirent à faire obstacle à la perspicacité des fonctionnaires du Ministère de la Justice :

« Au cours de l’année, la Maison Blanche envoya au Ministère de la Justice sa proposition de privatisation des prisons où elle fut reçue glacialement, selon des fonctionnaires qui firent partie des discussions »

Afin de pouvoir mettre fin à la résistance des fonctionnaires de haut rang au Ministère et du bureau en charge des prisons, l’architecte de ce plan à la Maison Blanche, Christopher Edley Jr., demanda au bureau de Gore de mettre la pression.

Edley, directeur associé au département de la gestion et du budget, prit avec lui Mme Kamarck, conseillère senior chargée de l’audit du gouvernement auprès de Gore. Elle contacta alors son amie, Mme Gorelick, procureur général adjoint, qui était en charge de la gestion quotidienne du département de la justice. »

« J’ai convaincu Jamie d’en faire plus » se souvient Mme Kamarck.

Cornell Corrections étaient l’un des bénéficiaires des efforts de Chris Edley, Elaine Kamarck et de Jamie Gorelick. Selon le prospectus de Cornell de 1996 (le document de vente auprès des investisseurs) auprès de la SEC, après une capacité d’environ 1100 places construite sur cinq ans, Cornell reçut miraculeusement une flopée de nouvelles commandes, des renouvellements de contrat et des accords pour des contrats d’achat, en seulement neuf mois et qui faisaient tripler sa capacité, le tout en provenance du Bureau Fédéral des Prisons du Ministère de la Justice.

Contrats, nouveaux et renouvelés, achats à Cornell Corrections du Ministère de la Justice, de septembre 1995 à avril 1996

DATE LIEU CAPACITE TYPE
9/95 Oakland 61 Probatoire
11/95 San Diego 50 Probatoire
12/95 Salt Lake 58 Probatoire
1/96 Houston 94 Probatoire *
2/96 San Francisco 81 Probatoire
2/96 Big Spring, Texas 1305 Sécurisée
3/96 Santa Barbara 25 Probatoire
4/96 El Monte, Californie 52 Probatoire
TOTAL 1726
Note: * Ce site est baptisé le Centre Communautaire Peter A. Liedel, du nom du membre du Conseil d’administration et cadre de Dillon Read.

L’acquisition du site de Big Spring, Texas, auprès de MidTex, qui fut signée en février 1996 et réalisée en juillet 1996, donna lieu à la venue Charles J. Haugh en tant que Directeur des Institutions de Sécurité à partir de mai 1997. Haugh avait été précédemment le Directeur exécutif de MidTex. De 1963 à 1988, il avait servi dans de nombreuses fonctions au sein du Bureau Fédéral des Prisons du Ministère de la Justice, incluant la fonction d’Adjoint spécial auprès du Directeur administratif des services correctionnels, Directeur associé, Superviseur en chef, et agent.

Gerth and Labaton dans Les lucratives prisons décrivent qui, dans l’administration Clinton, fit le travail :

« Les agents fédéraux indiquent qu’ils se sentent à l’aise avec l’idée de laisser des sociétés privées gérer les prisons fédérales parce que cette industrie est arrivée à maturité, ayant l’expérience de la gestion des prisons locales et étatiques. Mais les agents fédéraux sont aussi à l’aise avec cette industrie des prisons, parce que dans ses rangs on trouve d’anciens collègues, des agents avec de l’ancienneté ou autres, qui ont pris des postes dans des sociétés privées correctionnelles, le dernier recyclage de la profession à Washington.

Le leader dans ce domaine est Corrections Corporation of America, une société créée il y a douze ans et basée à Nashville. Certains de ses représentants sont d’anciens employés de prisons fédérales, et le directeur de la planification stratégique est Michael Quinlan, le chef du Bureau des Prisons sous l’administration Bush.

Un autre leader de cette industrie est Wackenhut Corrections Corporation of Coral Gables, en Floride. Ses directeurs comprennent Norman A. Carlson, le prédécesseur de Mr. Quinlan comme directeur des prisons du Bureau, et Benjamin R. Civiletti, ancien procureur général.

Le procureur général en fonction les premiers mois de l’administration Clinton, Stuart Gerson, est au conseil d’administration des Services correctionnels Esmor, à Sarasota, en Floride. Quatre mois avant, le service de l’immigration et des naturalisations, un département de la Justice, avait mis un terme à son contrat avec Esmor après une émeute dans un centre carcéral situé à Elizabeth dans le New-Jersey, une enquête réalisée par les agents de l’immigration avait conclue qu’Esmor, en s’efforçant de réduire les coûts, avait échoué à former les gardiens dont certains frappaient les détenus.

La porte tournante marche dans les 2 sens. Non seulement le secteur privé se tournait vers d’anciens fonctionnaires fédéraux, mais le gouvernement avait aussi commencé à se tourner vers des leaders de l’industrie pour développer des plans pour privatiser les prisons.

M CRANE, un directeur juridique de Corrections Corporation dans les années 80, fut brièvement gardé comme conseil auprès du Bureau des Prisons afin d’aider à créer un modèle de contrat qui sera utilisé pour engager la société pour gérer la prison fédéral de Taft. »

Le Monsieur Crane qu’ils ont embauché pour développer le contrat test le même Crane qui organisait le transfert de prisonniers depuis la Caroline du Nord au Rhodes Island pour sauver de la faillite les acquéreurs d’obligations municipales.

Le flux de contrats  provenant du Ministère de la Justice pour la société Cornell était important. Quand Cornell est entrée en bourse en 1996, j’ai estimé qu’il y avait une capitalisation latente de 24.241 dollars par prisonnier ou par « lit ». Selon la valeur de la société au prix de la mise sur le marché en bourse, la société valait au total 81 millions de dollars. Sans les contrats du Bureau Fédéral des Prisons, la valeur de la société aurait été d’environ de 39 millions, en supposant que la société ait pu tenir les 24.241 dollars en multiplicateur par place de prisonnier, ou réussi à vendre tout court, les deux cas tous les très improbables selon moi sans ces contrats. L’augmentation dans la valeur totale des actions détenues par Dillon et ses fonds, basée sur ces hypothèses, n’aurait été au minimum que de 18,5 millions. En résumé, les managers et directeurs de Dillon Read qui avaient investi dans Cornell ont vu leurs actifs personnels (détenus dans les actions de Cornell) plus que doubler, et cela résultant de six mois de décisions contractuelles prises par le Ministère de la Justice et ses agences.

Le procureur général adjoint Jamie Gorelick, qui selon le New York Times avait piloté la nouvelle politique de privatisation des prisons, quitta le Ministère de la Justice en 1997. Elle devint alors vice-présidente de Fannie Mae, une ‘société financée par le gouvernement’. Cela signifie qu’il s’agit d’une société privée qui jouit d’un soutien important du gouvernement. Fannie Mae achète des prêts immobiliers et les recombine sous forme de portefeuilles. Ensuite ils vendent des titres de ces portefeuilles comme moyen d’augmenter le flux de capital sur les marchés de prêts immobiliers.

Le lecteur peut comprendre la raison pour laquelle Wall Street accueillerait avec bienveillance une personne aussi accommodante que Mme Gorelick à Fannie Mae. C’était une période durant laquelle les profits étaient générés artificiellement par la création de la croissance la plus spectaculaire qu’aient connu les prêts immobiliers dans toute l’histoire des Etats-Unis.  Comme le dit un jour un agent immobilier «Ils ont transformé nos maisons en distributeur de monnaie ». Fannie Mae a été l’un des leaders dans la centralisation du contrôle des marchés des prêts immobiliers sur Washington D.C. et à Wall Street. Et cela signifie que tandis que les gens étaient regroupés et envoyés dans en prison dans le cadre de l’opération « maison sécurisée », Fannie était tout juste derrière, responsable du mécanisme de « gentrification » des quartiers. Et cela avant que nous nous demandions à quel degré les flux financiers annuels, estimés entre 500 millions et 1 milliard de dollars, d’argent sale passé à la blanchisseuse à travers le système financier américain, ou de l’argent manquant du gouvernement américain, ont été réinvestis dans les titres financiers de Fannie Mae.

Il est important de donner un peu plus d’information sur le contexte, avant d’en finir avec la description de l’extraordinaire chance de la société Cornell dans ses relations avec le Bureau Fédéral des Prisons ou le Ministère de la Justice à l’automne de 1995 et le printemps ainsi que l’été 1996. A cette époque, l’Amérique était au milieu de l’élection présidentielle. Bill Clinton et Al Gore étaient candidats pour leur deuxième mandat. Dillon Read était traditionnellement une société de tendance républicaine, avec les plus grands investisseurs de Dillon donnant des sommes généreuses au Parti Républicain, ainsi qu’à la campagne de Dole-Kemp, où le responsable, Scott Reed, avait été le chef de cabinet de Kemp au ministère du logement, puis directeur exécutif du Parti Républicain. L’historique et les relations de la société Cornell (Bechtel, Houston, leur expert-comptable Arthur Andersen du bureau de Houston, leur avocat Baker Botts, et leur société de construction Halliburton / KBR) forment tous des liens bien ancrés dans la famille Bush et le camp républicain.

Contributeur Date Montant Bénéficiaires
  David Niemiec 29/10/1996 ($250) Weld, William F
  Franklin Hobbs 24/10/1996 $1.000 Weld, William F
  Franklin Hobbs 23/10/1996 ($2.000) Weld, William F
  Peter Flanigan 22/10/1996 $450 National Republican Senatorial Committee
  Peter Flanigan 16/10/1996 $500 Hutchinson, Tim
  John Haskell 14/10/1996 $500 National Republican Senatorial Committee
  Peter Flanigan 03/10/1996 $500 Cubin, Barbara
  David Niemiec 03/10/1996 $5.000 National Republican Congressional Committee
  John Haskell 13/09/1996 $1.000 RNC/Repub National State Elections Committee
  David Niemiec 30/08/1996 $1.000 Molinari, Susan
  John Haskell 29/08/1996 $15.000 RNC/Repub National State Elections Committee
  Peter Flanigan 12/08/1996 $1.000 RNC/Repub National State Elections Committee
  David Niemiec 07/08/1996 $1.000 Paxon, Bill
  Peter Flanigan 05/08/1996 $500 Weld, William F
  Peter Flanigan 28/05/1996 $40.000 RNC/Repub National State Elections Committee
  Peter Flanigan 28/05/1996 $1.000 Sessions, Jeff
  John Haskell 17/05/1996 $500 Livingston, Jeffrey
  David Niemiec 01/05/1996 $5.000 National Republican Congressional Committee
  Peter Flanigan 30/04/1996 $5.000 Republican National Committee
  David Niemiec 30/04/1996 $15.000 Republican National Committee
  John Birkelund 19/04/1996 $1.000 Dole, Bob
  David Niemiec 03/21/1996 $5.000 National Republican Congressional Committee
  John Haskell 08/03/1996 $365 New York Republican Campaign Committee
  Peter Flanigan 29/02/1996 $250 Cubin, Barbara
  George Wiegers 26/02/1996 $1.000 Alexander, Lamar
  Franklin Hobbs 23/02/1996 $1.000 Weld, William F
  Kenneth Schmidt 21/02/1996 $500 Alexander, Lamar
  David Niemiec 12/02/1996 $250 Weld, William F
  Peter Flanigan 02/02/1996 $500 New York Republican County Committee
  Peter Flanigan 29/01/1996 $250 Miller, James C III
  John Haskell 26/01/1996 $1.000 Smith, Gordon
  Peter Flanigan 23/01/1996 $1.000 Smith, Gordon
  Peter Flanigan 10/01/1996 $1.000 Weld, William F
  Peter Flanigan 02/01/1996 $1.000 National Republican Senatorial Committee
  Peter Flanigan 13/012/1995 $15.000 RNC/Repub National State Elections Committee
  Franklin Hobbs 09/12/1995 $1.000 Malcolm Forbes
  Peter Flanigan 06/12/1995 $4.500 Republican National Committee
  David Niemiec 22/11/1995 $5.000 Republican National Committee
  John Haskell 10/11/1995 $1.000 Boschwitz, Rudy
  John Haskell 07/11/1995 $1.000 Alexander, Lamar
  John Haskell 03/10/1995 $200 Millard, Charles
  John Haskell 31/08/1995 $15.000 Republican National Committee
  Peter Flanigan 31/07/1995 $500 Thompson, Fred
  Franklin Hobbs 13/07/1995 $1.000 Alexander, Lamar
  David Niemiec 05/05/1995 $5.000 National Republican Congressional Committee
  Peter Flanigan 22/03/1995 $500 New York Republican County Committee
  John Birkelund 09/03/1995 $1.000 Alexander, Lamar
  John Birkelund 07/03/1995 $1.000 Time Future Inc
  Peter Flanigan 25/02/1995 ($1.000)   Gramm, Phil
  Peter Flanigan 22/02/1995 $15.000 Republican National Committee
  Peter Flanigan 14/02/1995 $1.000 Dole, Bob
  Peter Flanigan 27/01/1995 $250 Alexander, Lamar
  Peter Flanigan 25/01/1995 $2.000 Gramm, Phil
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Si vous voulez voir le fonctionnement d’un système bipartisan, suivez l’argent. Au milieu de l’élection présidentielle, une administration démocrate mit en place une augmentation de la valeur d’actifs significative, dans la poche de sociétés dites républicaines. Cependant si vous reculez et prenez un angle de vue plus large, vous prenez conscience que beaucoup de joueurs impliqués ont pas mal de liens avec les Iran Contra et les réseaux de blanchiment d’argent sale. Un nombre surprenant d’entre eux sont allés à Harvard et dans d’autres universités dont les dotations sont importantes dans le monde de l’investissement. Tandis que la population des prisons des Etats-Unis passait de 1 à 2 millions de personnes et que la dette de l’Etat ainsi que des consommateurs atteignait des sommets, les dotations de l’université d’Harvard augmentaient aussi, de 4 à 19 milliards de dollars, sous l’administration Clinton. Harvard et ses diplômés semblent être au carrefour de beaucoup de choses profitables…